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Prothèses mammaires : quels sont vraiment les risques de cancer ?

L’emballement médiatique relatif à l’éventuel lien entre prothèses mammaires et cancer du sein est une source d’inquiétude légitime pour les 500 000 françaises porteuses d’implants mammaires. Ces femmes sont elles en danger ? Faut-il envisager le retrait des prothèses ? À l’heure où le Directoire Professionnel des Plasticiens tente de les rassurer à grand renfort de communiqué de presse, replaçons les éléments dans leur contexte et attachons-nous a observer objectivement la situation.

Prothèses mammaires et cancer, nouveau scandale sanitaire ?

Le LAGC, lymphome anaplasique à grandes cellules

Chaque année en France, environ 30 000 femmes ont recours à une augmentation mammaire à visée esthétique. À ce jour et dans le monde, on recense une soixantaine de lymphomes survenus sur des porteuses d’implants mammaires. Extrêmement rare, le lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC) concernerait toutes les porteuses d’implants mammaires de quelque marque que ce soit, et non seulement de prothèses PIP.

Cancer et prothèses mammaires : un risque encore difficile à quantifier

Dès 2011, l’agence américaine FDA (Food and Drug Administration) alertait sur un lien entre prothèses mammaires et LAGC, identifiant 34 cas de lymphomes LAGC chez des femmes ayant reçu des implants mammaires. Sur les dix millions porteuses de prothèses à travers le monde, on estime à 60 le nombre de femmes étant concernées par le LAGC. Ces statistiques sont commentées dans le communiqué de presse publié le 15 mars 2015 par le Directoire Professionnel des Plasticiens :

"Si le sujet est préoccupant, il faut toutefois garder le sens de la mesure et ne pas inquiéter inutilement la population. La fréquence du LAGC est si faible que le risque est encore très difficile à quantifier. Pour la même raison, il n’est pas possible d’identifier précisément les facteurs de risque associés à cette pathologie."

Ce que l’on sait réellement à ce jour

Les conclusions de la FDA

Au regard des données scientifiques disponibles, la FDA peut d’ores et déjà affirmer que :

• Il y a un lien possible entre les implants mammaires et le LAGC
• Une incertitude persiste quant à la cause de risque de LAGC chez les femmes porteuses d’implants mammaires
• Il n’est pas possible d’identifier un type spécifique d’implant mammaire associé au risque de LAGC

L’étude de la FDA révèle en effet que des cas ont été constatés aussi bien avec des prothèses remplies de solution saline qu’avec celles remplies de gel de silicone. Il semble que le contenu ne soit pas la cause du problème, mais le contenant soit à l’origine d’une réaction de l’organisme envers un corps étranger.

17 ans de recherches, 11 cas recensés

En 2008 déjà, une étude néerlandaise publiée dans le JAMA faisait état de l’extrême rareté de la LAGC chez les femmes porteuses d’implants mammaires. Après avoir étudié tous les cas de lymphomes du sein détectés chez des porteuses de prothèses mammaires entre 1990 et 2006, les chercheurs n’ont ainsi dénombré que 11 cas de LAGC. Pour une femme porteuse de prothèses, quelle que soit la marque et le type d’implant, le risque de développer le LAGC était ainsi estimé entre 0,1 et 0,3 pour 100 000.

Avant de parler de nouveau scandale sanitaire, il donc essentiel d’appréhender l’ampleur du risque ! Ce risque est estimé à environ 3 à 5 cas pour un million. S’il y a bel et bien une corrélation entre prothèses mammaires et LACG, les cas sont toutefois rarissimes. La FDA poursuit son travail avec l’American Society of Plastic Surgeons afin de résoudre les nombreuses inconnues présentes dans ce dossier, et de mieux comprendre le développement du LAGC chez les femmes porteuses d’implants.

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Formé à Paris, New York et Rio de Janeiro, le Dr Halimi se consacre exclusivement à la chirurgie plastique reconstructrice et esthétique depuis 1984 et opère dans les cliniques les plus prestigieuses.

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